
|
|
|
|
|
|
|
Espace
professionnel
à destination des professeurs d'éducation musicale

Quelques livres qui m'ont guidé
lors de la préparation de ces cours
Le son en tous sens, Marc-André DALBAVIE
  
Un portrait qui aborde les questions de composition, la pensée spectrale, la spatialisation de la musique
Une réflexion originale sur le son dans la musique
Analyser la musique de film -méthodes, pratiques, pédagogie
L’objet de cet ouvrage est d’offrir aux enseignants quelques d’outils
afin d’aborder la musique de film de manière simple et intuitive dans un
cadre pédagogique, que ce soit dans l’enseignement traditionnel ou en
conservatoire. Evitant de préconiser des « pistes pédagogiques », issues
du savoir de quelques initiés, nous avons préféré rassembler sous la
forme d'un ouvrage collectif les retours d’expériences d'un certain
nombre éducateurs et de professionnels de la musique ayant eu à mener, à
des niveaux d’enseignement divers (du primaire à l’université), des
analyses de musiques de film auprès de leurs élèves ou étudiants.
(voir site)
Le son des musiques -
Entre technologie et esthétique, François Delalande, Editions BUCHET
CHASTEL
Le sens musical, John
blacking, Editions de minuit
Qui a le sens de
la musique ? demande l’auteur. Il y a tellement de musique dans le
monde qu’on peut dire qu’elle est comme le langage ou la religion, un
trait spécifique de l’espèce humaine
Dans nos sociétés
occidentales, la musique est réservée à une élite, seule jugée capable
d’en faire et de la comprendre, même si le système mercantile, qui
l’utilise abondamment, reconnaît implicitement la réceptivité de tout
homme à ses messages. En même temps, notre ethnocentrisme ne voit en
dehors de la musique d’art de l’Occident, que facilité populaire ou rudiments.
Qu’est-ce que l’amour de
la musique ? Par une analyse ethnomusicologique de musiques
africaines et européennes, John Blacking montre que le sens musical est
universel, mais qu’il est plus ou moins cultivé selon les classes et
les types de société dont la musique exprime les structures et les
conflits. Il permet, en dernière analyse, de partager et de transmettre
certaines expériences d’individu et de groupes, en vue d’un
développement harmonieux du corps, de l’esprit et des rapports sociaux.
(extrait du site des éditions de Minuit)
L'altération musicale,
Bernard Sève, Editions du seuil

La musique est un
art peu considéré par la philosophie et l'esthétique, spontanément
poéticistes et picturalistes. Trop vague, trop louche, trop rebelle au
concept : comment penser ce que l'on ne peut que si mal décrire ?
L'expérience musicale est pourtant, sous ses deux aspects (le jeu,
l'écoute), susceptible d'une approche rigoureuse. Dans les deux cas, le
corps est primordial : producteur de musiques, il est aussi soumis aux
pouvoirs de la musique qui règle ses mouvements (danse) ou qui les
dérègle (transe). La musique nous révèle quelque chose du corps et de
la corporéité ; elle nous révèle aussi quelque chose du temps. Le temps
musical est un temps non narratif, un temps extérieur ou antérieur à
l'ordre humain du récit. On rassemble ici ces diverses puissances de la
musique sous un concept, celui d'altération. L'altération musicale se
déploie dans la construction et la vie des codes musicaux, dans
l'interprétation et l'histoire des œuvres, mais, d'abord, dans l'œuvre
elle-même, qui n'est pas objet mais processus : rythme, non-redondance,
polyphonie, immanence et retour. Le philosophe a quelque chose à
apprendre de la musique, s'il veut bien l'écouter. (site des éditions
du seuil |
Techno rebelle, Ariel
Kyrou, éditions Denoel
Au moment où ressurgissent
les symptômes du désamour de l'État français vis-à-vis de la techno,
Ariel Kyrou, ancien d'Actuel, y va de son volume sur le sujet. Mal
perçue depuis ses débuts, cette musique a favorisé moult explications
livresques de toutes obédiences, et rares sont celles qui, avec Le
Phénomène techno : clubs, raves, free-parties d'Étienne
Racine, sont parvenues à apporter un éclairage dénué de passion sur le
chant des machines.
Érudit, documenté et peu avare en partis pris assumés, Ariel Kyrou
compose une mosaïque dont le lecteur choisit le sens de lecture et
l'approche esthétique – tant serait risquée une histoire officielle de
la techno, aux passés multiples et à l'avenir sans évidence. Est dressé
l'éventail des domaines à considérer pour appréhender la chose, de
l'apport de styles préexistants à la culture club, des quelques figures
historiques, comme Kraftwerk, aux incessantes avancées technologiques.
Réflexion distanciée sur les manifestations
technoïdes sous leurs formes les plus diverses – du bouillonnement des
raves hardcore aux visions issues de la musique concrète –, Techno
rebelle : un siècle de musiques électroniques, agrémenté
d'extraits d'articles et de longues citations, peut se lire d'une
traite ou se compulser selon la curiosité du jour. Le néophyte y
découvrira comment la technologie est amenée à produire une musique si
proche des aspirations les plus profondes de l'homme. Le connaisseur
pourra confronter sa culture à des éléments d'information qu'il ne
possédait pas.
Car c'est une des grandes qualités de ce livre, un des plus réussis sur
le sujet, que d'avoir su dépasser les contingentements liés aux modes
et aux époques pour offrir les éléments propices à l'élaboration d'un
point de vue savant. L'information, ou plutôt la donnée, est livrée en
flots, comme les bits à la sortie d'un sampler ou les BPM gravés sur un
vinyle. Au lecteur de cimenter le tout avec sa sensibilité musicale et
culturelle. --Florian Pittion-Rossillon
Bruits de Jacques ATTALI
La
musique, le bruit et le pouvoir sont intimement liés. Le bruit peut
servir le désordre et l'ordre. La musique peut servir le pouvoir et la
subversion.
Toute
musique est un outil pour créer et consolider une totalité, une
communauté. La musique est le lien d'un pouvoir avec ses sujets et donc
l'attribut de ce pouvoir (...la suite ici)
|
|
|
|